L’alliance parfaite entre l’ingénierie, l’histoire et l’art a propulsé une équipe de quatre lycéens sur la troisième marche du podium des Olympiades académiques des Sciences de l’Ingénieur.

Accueil > Actualités > L’astronomie et la mécanique à l’honneur : le « Néo-Anticythère » sur le podium des Olympiades
L’alliance parfaite entre l’ingénierie, l’histoire et l’art a propulsé une équipe de quatre lycéens sur la troisième marche du podium des Olympiades académiques des Sciences de l’Ingénieur.


Un planétaire d’une redoutable précision et d’un réalisme saisissant
Leur projet consiste en la conception et la réalisation d’un planétaire motorisé modélisant les huit planètes de notre système solaire. Le véritable défi technique résidait dans le mouvement : chaque planète accomplit sa révolution autour du Soleil à une vitesse proportionnelle à sa vitesse réelle. Pour cette version, l’équipe a fait le choix de se concentrer exclusivement sur cette mécanique complexe de révolution orbitale, le système garantissant un décalage inférieur à 8 % par rapport à la réalité.
Le réalisme visuel a également été au cœur de leur démarche. Loin d’être de simples sphères lisses, les astres ont été imprimés en 3D à partir de véritables modèles topographiques. Les planètes reproduisent ainsi fidèlement leurs caractéristiques physiques, comme les cratères et les reliefs géologiques, offrant un rendu visuel impressionnant.




Une expérience interactive et multimédia
Pour mener à bien ce projet, le groupe a conçu un système robuste et innovant. Afin d’alimenter des lampes de voiture servant au rétroéclairage des planètes sans emmêler les câbles lors des rotations, les lycéens ont développé un ingénieux système de transmission de l’électricité composé de pistes en cuivre et de lames en contact permanent.
Mais le « Néo-Anticythère » est bien plus qu’une maquette mécanique : c’est un véritable outil pédagogique interactif. Grâce à un module Bluetooth relié à des microcontrôleurs (Arduino et ESP32), le système communique avec un ordinateur. Lorsqu’une planète est illuminée, le dispositif déclenche automatiquement la diffusion d’une vidéo explicative et d’une description audio sur des haut-parleurs. Cette immersion totale, gérée par l’ordinateur, peut même être couplée à un vidéoprojecteur pour offrir un spectacle grandeur nature au public !
L’Ingénierie élevée au rang d’œuvre d’art
Au-delà de la technique, c’est la dimension historique et artistique qui donne tout son sens au projet. Destinée à être exposée, l’œuvre rend un vibrant hommage à la machine d’Anticythère, le premier mécanisme à engrenages connu de l’Antiquité.
Les élèves ont également puisé leur inspiration dans la littérature classique, s’appuyant sur la vision mécaniste de Descartes pour articuler leur projet autour de deux axes forts : « plaire » (par la beauté de la modélisation) et « instruire » (grâce aux médias diffusés).
Une troisième place amplement méritée pour Valentin, Geoffrey, Ulysse et Thomas. Leur création prouve de la plus belle des manières que les sciences de l’ingénieur peuvent aussi nous faire rêver, la tête dans les étoiles.